16.12.09

Quelque chose de Sheldon Cooper

La journée a commencé les yeux plongés sur la science, plus précisément sur "Pour la Science", pour changer, et je retiens ces lignes fort peu scientifiques du bloc-notes de Didier Nordon :

« Se doter d’institutions et choisir des règles de fonctionnement est difficile. Modifier ces dispositions pour remédier aux défauts qu’elles montrent à l’usage est encore plus difficile. Bien des énergies s’y épuisent. »

Le constat que la lecture complète de ses notes est payante pour les internautes, et qu'ainsi, il ne partagera pleinement mon enthousiasme qu'à condition de vider un peu sa bourse, est regrettable, mais du reste, cet effet de pensée m'a été fort utile, car quelques-unes des miennes, que je croyais perdues, quand elles n’étaient à l’évidence qu’égarées dans le bois dormant de mon cortex, se sont distinguées tout d’un coup, couronnées d’un iota de reconnaissance sincère pour l’autorité sous laquelle les belles s’agitaient à nouveau.

Aucune révélation à la clef, jamais de conclusion hâtive, mais une preuve, s’il en faut, que les bons mots font d'excellents réveils.

11.12.09

Image du jour dans l'aire du temps

"Ramenons les 4,5 milliards d'années de notre planète à une seule journée. En supposant que la Terre soit apparue à minuit, alors la vie naît vers 5h du matin, et se développe pendant toute la journée. Vers 20h seulement, viennent les premiers mollusques, puis à 23h, les dinosaures, qui disparaissent à 23h40, laissant le champ libre à l'évolution des mammifères. Nos ancêtres ne surgissent que dans les cinq dernières minutes de cette journée, et nous, n'arrivons que dans la toute dernière minute. La révolution industrielle n'a commencé que depuis un centième de seconde."

30.11.09

Courte échelle

L’article ci-présent continue sur des voies déjà entreprises selon des directions bien claires : le cerveau, le cosmos, le temps et le Boson de Higgs.

9.11.09

Et dans vingt ans ?

Il te vient parfois des idées, des envies, des petites phrases ou que sais-je, sous la direction de ton cerveau aux cent milliards de neurones. Tu te demandes d’où viennent toutes ces comètes qui te passent par la tête, non ? Chaque construction est inédite, un cocktail d’affect, d’intellect, de la perception très spécifique que tu tiens de tes expériences et de ton environnement, et les unes se mêlent aux autres sans arrêt, de jour comme de nuit, d’un côté puis de l’autre, et ce que tu obtiens ne se résume jamais en deux mots.

Es-tu fasciné par l’infinitude de ta pensée, qui tant qu’elle est nourrie par le temps, génère toujours plus de petites questions aux grandes réponses, et croît dans la main de milliards d’autres mondes ? Si tu en comptes ne serait-ce qu’un pour une vie, c'est tous les jours le big bang et l'apocalypse !

Quelque part près d’ici, tu peux considérer que tant d’activité est une bonne chose, car comme tu le sais, nous allons tous mourir prématurément si nous ne fermons pas le robinet en nous brossant les dents, ou si nous ne prenons pas le temps de couper chaque source d’énergie avant de dormir. Ça n’est pas de la tarte, malgré une apparente simplicité, car il faut nous défaire de notre propension instinctive au gâchis et de la perception du temps qui l’accompagne. (Mettons que tu es tatillon, tu me diras que si l'on continue sur le même modèle, il serait aussi bon de reconsidérer le rapport entre les États et les banques ; on en reparlera...)

Le temps, donc. Vaste programme. Le temps et l’argent, évidemment. Quelle place ont-ils dans ton monde ? Sont-ils des épées au-dessus de ta tête ? Tu sais que d’autres les ont domptés sous des traits de pinceau ?

En principe, on trouve un lien direct entre le temps et la vie, et en pratique comme en idiomatique, on en trouve aussi un entre le temps et l’argent. Si chacun les mesure à sa façon, tu es d’accord avec l’idée que tout le monde les calcule depuis nos premières perceptions de ces deux agents troubles. Is time money ? Un état des lieux serait intéressant, en ce jour rond comme les vingt ans de la chute du mur. Ça pourrait durer vingt ans, un sujet pareil, la fin d’un monde, et l’avènement d’un autre.

De la chute ou de la relève, que fêterons-nous, ce jour-là ? Nous avons plus de six cent milliards de neurones sur le coup, ne nous chions pas !